Présentation

La biologie vétérinaire, spécialité relevant du monopole des vétérinaires, a pendant des années été un secteur d’activité délaissé par l’Ordre des Vétérinaires. Ce désintérêt a permis à de nombreuses personnes physiques et morales, pourtant non inscrites à l'Ordre des Vétérinaires, de s’implanter dans ce secteur et de prétendre réaliser des examens de biologie vétérinaire.

Depuis quelques mois, le Conseil National de l’Ordre des Vétérinaires a décidé de se préoccuper, de ce sujet, et de vérifier la situation de chaque entité proposant la réalisation d’examens de biologie vétérinaire au regard de la réglementation relative à l’exercice de la médecine vétérinaire.

Cette prise de conscience du Conseil National de l’Ordre des Vétérinaires est heureuse, mais elle nous paraît insuffisante.

A l’heure où la biologie vétérinaire devient en effet de plus en plus centrale dans la chaîne d’établissement du diagnostic vétérinaire, la menace d’une financiarisation de notre secteur d’activité (et au-delà de la profession de vétérinaire en général), et donc d’une perte d’indépendance et d’exigence en matière de compétences et de niveau de qualité, n’a jamais été aussi forte : les fonds d’investissements lorgnent ce marché qu’ils espèrent investir comme ils ont su investir celui de la biologie médicale (humaine) ; et l’implantation récente, de l’un des principaux groupes de biologie médicale (détenu par un fonds d’investissement) dans le marché du diagnostic vétérinaire ne manque pas d’inquiéter.

Cette situation est bien connue et regrettée par nombre de biologistes médicaux qui n’ont malheureusement pu réagir qu’avec retard en faisant adopter à contretemps (le 30 mai 2013) une loi visant à lutter contre la financiarisation (déjà existante) de la biologie médicale, puis en constituant des groupements et des syndicats regroupant les biologistes médicaux indépendants.

Ce précédent nous incite à agir dès à présent, et avant qu’il ne soit trop tard, pour défendre la profession de vétérinaire en général, la profession de vétérinaire exerçant la biologie vétérinaire en particulier, et à travers nous les patients, la santé des animaux et la santé publique.

C’est pourquoi, nous avons pris la décision de constituer un syndicat, le Syndicat des Laboratoires de Biologie Vétérinaire (SLBV), destiné à promouvoir et défendre les entités qui devraient être les seules à exercer la biologie vétérinaire, car les seules médicalement compétentes pour ce faire, à savoir les vétérinaires et laboratoires de biologie vétérinaire dûment inscrits à l’Ordre des vétérinaires et assujettis en conséquence au Code de déontologie vétérinaire.

Il ne s’agit nullement, pour nous, de prétendre remplacer l’Ordre des Vétérinaires ou suppléer les syndicats représentatifs de la profession de vétérinaire en général. Il s’agit simplement, à côté de l’Ordre et de ces syndicats, de fédérer et de faire valoir, enfin, la voix des vétérinaires exerçant la biologie vétérinaire devant l’ensemble des institutions amenées à prendre des décisions en la matière : institutions ordinales, gouvernementales, scientifiques, mais aussi tribunaux. Il s’agit également de défendre la biologie vétérinaire en tant que telle, sa spécificité, les compétences que son exercice requiert, et de participer aux réflexions qui entourent la discipline.

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